Photo numérique

 


Comment choisir son appareil Photo numérique ?

Vous trouverez ici des comparatifs plutôt techniques que financiers et les fonctionnalités de ces appareils photo numériques. Les avantages et les inconvénients sont traités un peu plus bas.

Même si une importante baisse de prix de ces appareils les met à notre portée, il est nécessaire de bien réfléchir avant d'acheter tel ou tel appareil photo numérique. Aujourd'hui on trouve des appareils numériques à des prix de plus en plus abordables mais pour avoir un appareil de qualité et ne pas être déçu il reste nécessaire d'investir une somme considérable d'argent. Heureusement que la course de pixels auprès les fabricants fait tourner le vent du coté des acheteurs.
Un des intérêts majeur de ces appareils est de permettre de supprimer le trio "Pellicule - développement - tirage" et ses délais. De plus vous pouvez prendre une photo plusieurs fois et n'imprimer et ne garder que celle qui vous plait le plus : fini les tirages payés inutilement, les clichés pris en double et les déceptions au développement. Ces appareils sont aussi très simples d'usage et de vrais "multimédias" : il est généralement possible de les brancher directement sur un ordinateur ou une télévision par exemple pour visualiser les photos.
La photo numérique est un tout autre état d'esprit. En argentique on s'occupait de faire la photo et le reste le labo s'en chargeait. En numérique il faut faire les photos, les transférer sur PC, trier, graver sur CD ou tout un autre support d'archivages (voir la rubrique stockage) et enfin les envoyer au labo pour avoir les photos imprimées sur un vrai papier photo à couche argentique!

 

Les 10 points clés avant d'investir

Résolution - Optique - Exposition - Flash - Visée - Ergonomie - Stockage - Logiciels - L'enregistrement - Le type de connexion au PC et sortie vidéo


1. La résolution

Principale caractéristique mise en avant par les constructeurs, la résolution du capteur est effectivement l'un des paramètres clés de la photo numérique.
Mis à part les capteurs numériques dans les appareils haut de gamme, la résolution maximale pour le milieu de gamme est pour l'instant de 6 millions de pixels (3072x2048), mais les 8 et les 11 millions arrivent en force… très certainement que les 20 Mpix ne sont qu'à deux ou à trois ans d'aujourd'hui.
Le choix est évidemment conditionné par l'utilisation que l'on désire faire des images.
Les appareils en dessous de 4 Mégapixels conviennent pour la photo familiale ou les applications multimédias (diaporama sur ordinateur, présentation interactive) et sont plutôt orientés vers les applications type Internet
Les 5 ou 6 Mégapixels permettent de faire de bons tirages argentiques auprès d'un labo, de réaliser des tirages standards d'excellente qualité sur des imprimantes à jet d'encre qualité photo. Enfin, les 11 Mégapixels sont destinés aux experts qui désirent réaliser des agrandissements de grande taille avec un piqué photographique.

En plus de la résolution, le choix du format (JPG,TIFF ou RAW) sera déterminant pour la qualité d'impression.

72dpi est bien pour les images uniquement vouées à être visionnées sur écran telles que les images pour Internet, l'archivage, la PréAO…
150dpi pour une impression laser en noir et blanc,
300dpi est une excéllente résolution (dite résolution photo) pour les impressions sur imprimante jet d'encre, sublimation thermique voire même désormais sur papier argentique dans les laboratoires classiques et sur les imageuses offset (imprimerie),
600dpi et plus pour les impressions de haute qualité et quand vous désirez agrandir la photo ou si vous êtes amenés à recadrer sur une petite partie de l'image.

Triangle d'or: les possiblités de tirage argentique sont directement proportionnelles à la résolution et la taille d'images, comme le montre le tableau.


2. L'optique

L'optique composée de lentilles, prismes dont le rôle est de dévier les rayons lumineux vers la surface sensible du capteur. La lumière ne pénètre à l'intérieur que lorsque vous appuyez sur le déclencheur qui lui ouvre la fenêtre d'accès. Le choix de ce composant bien que difficile à définir pour le profane est primordial car il est responsable de la qualité de la prise de vue. La focale ou la plage de focale permet de cadrer plus ou moins précisément ce que vous souhaitez photographier et se décline en quatre dimensions :
- Les grands-angles (28 à 35 mm) utilisés pour les photos de paysage.
- Les focales standards (38 à 70 mm) pour les photos courantes par exemple familiales. (50 est la focale standard de base sur l'appareil classique 24x36 correspondant à une vision normale de l'oeil humain.)
- Les longues focales (80 à 200 mm) pour les portraits.
- Les très longues focales (supérieur à 200 mm) axées d'avantage sur les photos de genre sportif et animalier. Notons que la taille du capteur étant variable , le champ photographié avec une focale donnée est aussi variable.
On parle donc, pour simplifier, en " équivalent 24x36 ". Si la plupart des appareils possèdent un zoom " transtandard " c'est-à-dire un zoom qui part du grand angle et va jusqu'à la très longue focale pour certains 35 -380 mm, d'autres se contentent d'une focale fixe (35 ou 38 mm). L'appareil est alors plus petit et est destiné à un usage plus réduit.

- Augmentation de focale (1.6x ou 1.5x selon la taille du capteur)

A titre d'exemple, augmentation 1.6x :

LE 20-35mm sur un appareil argentique devient : 32-56MM en numérique

LE 28-105 mm devient : 44.8-168 mm

le 100-400mm devient 160-640 mm

- Comprendre la focale:

La focale ou longueur de focale exprimée en millimètres correspond à la distance qui sépare la surface photosensible du capteur, du centre optique de l'objectif. Naturellement et vous en jugez sur le schéma ci-dessus plus cette distance est élevée, plus le champ de vision sera restreint vu que l'angle obtenu sur l'objectif va se réduire.
C'est l'une des deux principales caractéristiques d'un objectif, l'autre étant son ouverture.


3. L'exposition

Tout photoscope possède un système de mesure de la lumière de la scène, permettant de réaliser une image bien exposée (ni trop claire, ni trop sombre). La plupart réalisent cette opération automatiquement. D'autres autorisent un contrôle de l'opérateur et donnent le choix entre plusieurs possibilités.
On peut mesurer la lumière de trois manières :
- Sur tout le cadre (mesure pondérée centrale)
- Sur un point central (mesure spot) ou
- Sur plusieurs points.
Plus l'appareil est " performant ", plus les types de mesures d'expositions sont nombreux.
L'exposition dépend de trois paramètres : vitesse d'obturation,diaphragme et la lumière réfléchie par le sujet. Outre le mode Auto, certains appareils possèdent une priorité à l'ouverture (A), à la vitesse (S) un mode manuel (M) et d'autres proposent des programmes fixes selon la prise de vue, portrait, paysage, nuit, etc. L'appareil présélectionne un couple diaphragme, vitesse d'obturation qui correspond à ce type de prise de vue.


4. Le flash

La quasi-totalité des photoscopes possède un petit flash intégré qui a deux fonctions principales. La première est d'apporter une lumière principale dans les scènes peu lumineuses (intérieur, crépuscule…). La petite taille de ces flashs engendre toutefois quelques inconvénients. Ils sont peu puissants et la distance à laquelle leur éclair porte est donc très limitée.
Ils produisent, de plus, une lumière très dure qui peut générer des ombres disgracieuses, sur les portraits notamment. Plus ils sont proches de l'axe optique, plus ils engendrent le phénomène des " yeux rouges ". La seconde fonction de ces flashes intégrés est d'apporter un éclairage d'appoint pour réduire le contraste de l'image.
C'est la technique du fill-in, très utile pour " déboucher " un personnage à contre-jour par exemple. Certains appareils semi-reflex mais tous les appareils reflex disposent d'une prise permettant de connecter des flashes externes, plus puissants. Cette prise peut être standard ou propriétaire. Le cas échéant, seuls les flashs dédiés pourront être branchés.


5. La visée

Soyons clairs : la visée la plus lumineuse reste la visée optique directe, telle qu'elle est mise en œuvre sur les compacts ou les appareils argentiques. Elle présente pourtant quelques inconvénients.
Le plus gros concerne le cadrage à courte distance : le viseur étant décentré par rapport à l'objectif, plus le sujet est proche, moins le cadrage est précis. Un défaut totalement rédhibitoire lorsqu'on s'adonne à la macro photographie. On trouve dans ces viseurs des repères permettant de compenser le cadrage, mais ils restent très approximatifs.
La plupart des numériques disposent d'un écran ACL de visualisation situé à l'arrière. À l'inverse, certains boîtiers sont dépourvus de viseur, ce qui oblige à utiliser constamment l'écran et augmente la consommation électrique.
Certains constructeurs ont donc adopté le viseur électronique (prenant la place du viseur optique comme sur un caméscope) : la visée - reflex - est plus fidèle à la réalité. Inconvénients : la visée est granuleuse, peu précise et induit un temps de latence important sur les mauvais viseurs.


6. L'ergonomie

L'ergonomie d'un appareil numérique dépend de plusieurs paramètres. Tout d'abord il faut prendre en compte la taille de celui-ci. Celle-ci dépend directement de l'utilisation que l'on veut en faire. Comme on peut se l'imaginer, si on veut une utilisation de tous les jours, un appareil que l'on garde en permanence sur soi, on aura tendance à prendre un numérique de petite taille afin qu'il soit "passe-partout".

Ou l'appareil doit-il remplacer votre reflex argentique, pour les photos de voyage, de studio ou de reportage ? Les dimensions et le poids du photoscope prennent une importance considérable en fonction de l'utilisation souhaitée : petit, léger et maniable ou imposant ? La plupart du temps, cet encombrement est directement proportionnel à la puissance du zoom…

La prise en main, l'utilisation facile et rapide des menus et des boutons de l'appareil numérique, de même que la quantité d'informations disponibles sur l'écran ACL sont autant de composantes de l'ergonomie.

 

7. Le stockage

La guerre des standards de stockage n'en finit pas. Les supports les plus courants sont les cartes CompactFlash, Secure Digital et la Memory Stick . La première se décline en deux types (I et II), différentes par leur épaisseur, et IBM propose des petits disques durs (MicroDrive) de grande capacité en type II. (pour plus d'information voir le chapitre stockage)

Personnellement j'ai une nette préférence pour les CompactFlash, car ils sont passe-partout, peuvent remplacer dans pas mal de situations les disquettes et les CD pour une utilisation ponctuelle, comme mémoire pour las pluparts de Pocket PC et agendas électroniques et naturellement pour les appareils photo. Capacité jusqu'à 4 GB et dans leur version rapide jusqu'à 9 MB/s de taux transfert.

Une chose est sûre, quel que soit le type de carte, les constructeurs fournissent les appareils avec des cartes d'une capacité totalement insuffisante. Un conseil : achetez une carte d'une capacité supérieure. Mieux vaut posséder deux cartes plutôt qu'une seule de forte capacité.

Nombre d'images JPG sur une carte Compact Flash selon: le type d'appareil, taille d'images et le choix de la qualité (niveau de compression).
* Le nombre de photos peut varier selon le modèle d'appareil photo.

Type d'appareil Taille d'images Qualité 32MB 64MB 128MB 256MB 512MB 1GB
2 Megapixel 1024 X 768
1280 x 960

Bonne
Haute

68
32

135
64
271
128
542
257
1072
515
2081
1023
3 Megapixel 2048 X 1536
2048 X 1536
Bonne
Haute
34
19
68
38
137
76
275
154
552
308
1094
611
4 Megapixel 1600 X 1200
2272 X 1704
Haute
Haute
27
15
61
30
122
61
246
123
491
247
974
490
5 Megapixel 1600 x 1200
2560 x 1920
Haute
Haute
30
12
60
24
121
49
244
100
487
201
974
490
6 Megapixel 2240 X 1488
3072 X 2048
Haute
Haute
16
9
33
18
67
37
134
75
269
151
537
302

 

Les formats TIF et RAW dépendent encore du type d'appareil, leurs utilisations sont réservées aux amateurs exigents et aux professionnels pour un tirage plus qu'amateur. Néanmoins la consommation d'espace mémoire pour ces formats d'images est vraiment extrême, car une image en JPG haute résolution demande 1.2MB d'espace mémoire et la même image en TIF demande 10MB. Le format RAW est moins gourmant mais n'est pas du tout un format standard en conséquence sa transportabilité et traitement exige un logiciel spécifique.


8. Les logiciels

Les appareils sont souvent livrés avec des logiciels qui permettent de manipuler l'image sur un ordinateur. On trouve également de plus en plus de programmes permettant de réaliser des panoramiques, des pages Web intégrant des photos numériques… Si les logiciels offerts sont généralement basiques, ils permettent néanmoins de s'initier à moindre coût au traitement de l'image.
Mais on trouve parfois quelques perles rares (Adobe Photoshop en version complète ou allégée : LE), qui diminuent le prix de l'appareil quand on connaît le prix de vente de ces logiciels. Signalons que certains appareils proposent des solutions pour photographier directement en noir et blanc, en sépia… Des options intéressantes pour tous ceux qui n'entendent pas faire de la retouche sur ordinateur, seulement il n'y a pas de retour en arrière possible.

Voici une liste des logiciels les plus connus actuellement:

- Adobe Photoshop (existe en deux versions, la version Complète et la version Lite appelée dernièrement Photoshop Elements, c'est la version lite qui accompagne certains appareils)
- Paint shop pro (Jasc Software)
- Photo Impact (Ulead)
- Picture Publisher (Micrografx)
- Picture It (Microsoft) en deux versions, Photo Premium et Photo Pro Suite
- ACDSee d'Absoft avec son module Canvas
- Coreldraw Paint (Corel)

Pour un traitement des photos par lots, renommer en séries, redimensionner, rotation en séries, etc. le logiciel idéal selon moi et ACDSee dès sa version 4.01 y compris le diaporama.

9. L'enregistrement des fichiers

Tous les appareils se retrouvent sur le choix du format d'enregistrement du fichier. Le JPeg règne en maître. Ce format permet de diminuer singulièrement le poids du fichier en ne dégradant que légèrement la restitution des fins détails de l'image.
Souvent d'ailleurs, plusieurs options sont proposées, en fonction de la qualité désirée : économique (fichier très peu volumineux), basique ou haute qualité (fichier un peu plus gros). Malgré les avantages de ce mode d'enregistrement, les puristes choisiront pourtant les appareils proposant les modes d'enregistrement Tiff (format quasi universel) ou RAW (format non standard nécessitant un utilitaire de traduction informatique systématiquement fourni) qui stockent les images sans la moindre perte de qualité.
Notons que certains proposent, de plus, d'enregistrer des courtes séquences vidéo en format MPeg ou QuickTime, sonorisées ou non. Ces fonctions sont un " plus " mais ne constituent pas un véritable critère d'achat.

10. Le type de connexion au PC et sortie vidéo

- Le type de connexion avec le PC : elle peut être de type série, USB, Firewire ou PCMCIA. Les connexions par le mode USB et/ou Firewire sont les plus présentes en général. La connexion par le mode série présente l'inconvénient majeur d'être fort lente : il faut compter plus de 20 minutes, ceci dans le meilleur des cas, pour transférer le contenu d'une carte 16 Mo (je vous laisse imaginer pour une carte de 256 Mo...). L'interface USB (dans ses deux versions, 1.1 et 2.0) a l'avantage d'être compatible avec les portables et les PC de bureau et transférer une carte de 16 Mo prendra alors environ 20 secondes ! Ne négligez donc pas ce paramètre. Le format PCMCIA est lui aussi très performant mais surtout adapté aux ordinateurs portables.

Il est à noter que ce défaut de lenteur du port série peut être corrigé en achetant un lecteur de cartes Compact Flash connectable au port USB ceci vous permet de transférer très facilement vos photos. Mais à nos jours la plupart ou presque la totalité des appareils photos sont équipés d'un connecteur USB.

- La sortie vidéo : elle consiste en une connexion possible à une télévision ou projecteur ce qui est très pratique pour visionner très facilement les photos en groupe. Vous vérifierez qu'elle est compatible avec votre standard de télévision (PAL, SECAM, NTSC). Très agréable et fort utile à mon avis dans un usage familial voire professionnel..


Avantages et désavantages

Avantages
- Lorsque vous utilisez un appareil photo traditionnel, vous devez acheter une pellicule, la faire développer et payer pour le développement lorsque vous récupérez vos impressions. Et si les photos sont ratées, il est trop tard. Avec la photographie numérique, vous n'avez pas besoin de pellicule puisque les photos sont capturées et stockées numériquement, soit sur la carte mémoire intégrée à l'appareil, soit sur une carte mémoire amovible.
- Un recyclage immédiat : si vous n'êtes pas totalement satisfait d'une photo, vous l'effacez à tout moment.Vous conservez donc que les photos les plus réussies et qui vous plaisent.
- Des portraits prêts à être retouchés : Une fois vos photos transférées sur votre ordinateur, quelques clics suffisent pour les retoucher. Pas besoin d'un scanner ni de développement numérique, vos photos sont prêtes à être traitées. Ils ne vous reste alors qu'à les imprimer vous-même ou auprès un labo.
- Des photos compatibles avec internet : vos photos peuvent être envoyées sur internet.Vous n'avez plus besoin d'effectuer plusieurs tirages pour partager vos souvenirs. Dans un e-mail ou visibles sur un site, vos photos traversent le monde entier en quelques secondes.
- Des images qui s'affichent sur votre téléviseur : En connectant votre appareil photo numérique à un poste de télévision, vous pouvez afficher instantanément vos photos à l'écran et ainsi les partager avec la famille. Vous pouvez créer de CD interactives ou des diaporamas.

Inconvénients
- Le coût : le prix à mettre pour l'investissement d'un appareil photo numérique correct est de l'ordre de 600 CHF. En dessous de ce prix, la qualité des photos reste décevante et la réalisation de macro quasi impossible.
- Le matériel : il faut obligatoirement un ordinateur pour décharger les cartes de stockage. Investir dans une bonne imprimante, utiliser du papier photo.
- Des logiciels pour traiter les photos : En principe le logiciel fourni avec l'appareil est une version assez limitée pour les amateurs exigents, donc il faudra prévoir un logiciel de retouche et un autre pour les traitements par lots, généralement un logiciel complète l'autre.
- Gourmand : il faut prévoir des piles rechargeables ou des batteries car l'appareil numérique est très gourmand en énergie.

 

Conclusion:

La démarche pour acheter votre appareil photo numérique :

1. Rendez-vous au magasin et demandez le comparatif des appareils photos numériques.

2. Lisez autant que nécessaire les catalogues techniques de chaque appareil potentiel. Si vous ne comprenez pas tous les termes référez-vous au " dico- photo
" sur ce même site.

3. Pour la catégorie reflex à objectifs interchangeables il y a trois critères à ne pas oublier: La compatibilité des objectifs existants et ceux à venir sur le marché, résolution et stockage. Le premier est déterminant si on dispose déjà d'une collection d'objectifs venant d'un ancien appareil argentique de la même marque ou d'un tiers sans oublier le rapport de multiplication de 1,6 sur les focales (à cause de la taille du capteur CMOS ou CCD).

4. Puis allez sur Internet vérifiez vos premières impressions. Surtout le résultat des tests effectués. A ce titre voici deux sites Web que pour moi sont la référence dans le comparatif:

http://www.dpreview.com (uniquement en anglais)
http://www.megapixel.net (en français)

5. Prenez votre temps, n'achetez jamais en 24 ou 48 heures. Une semaine après le produit sera toujours là et ceux qui vous font croire que la promotion n'est que temporaire, sont la plus part du temps des "commerciaux" ! Pour continuer de prendre des parts de marché ils doivent continuer à faire évoluer les qualités du produit et diminuer régulièrement le prix. Donc prenez votre temps.


 

Prise de vue

Cadrage - Exposition /Flash - être prêt - Gérer la mémoire - Des choses à ne pas faire


1. Cadrage
- Dynamiser le Cadrage de vos sujets: constituer vos images à l'aide des points forts et des lignes de force. un des principes de base de la composition photographique est qu'il faut éviter de localiser le centre d'intérêt visuel d'une image au centre de celle-ci, mais plutôt sur un des points d'intersection des lignes imaginaires qui découperaient l'image en trois bandes égales tant dans le sens de la hauteur que dans celui de la largeur. En fait, le cadrage avec cette méthode est approximatif par rapport au cadrage "parfait" (si on considère qu'il puisse exister !!) mais il vous permet de donner une dynamique aux images et de ne plus cadrer centré ou par moitié.


- Lorsque vous prenez un paysage, vérifier avant de déclencher l'horizontalité de la scène. Il n'y a rien de pire qu'une mer, qu'un chaînon montagneux ou qu'un bâtiment qui penche !
- En portrait, essayer de décentrer un peu la personne et de laisser un peu d'espace sur la photo dans le sens du regard. Ceci a pour but d'aérer l'ensemble et d'obtenir un portrait agréable à regarder.
- Oser changer de point de vue au lieu de rester debout à votre hauteur. Ceci est surtout valable pour la photo d'enfants ou d'animaux prise penchée de haut en bas (donc en plongée) et qui écrase le sujet, le rapetisse encore plus et ne le met donc pas en valeur.

2. Exposition/Flash
- Gérer les ombres et le contre-jour avec votre flash. De jour, lorsque vous prenez des personnes en photo, il est rare d'être idéalement placé par rapport à l'éclairage ambiant. A part vous déplacer et déplacer vos sujets (ce qui n'est pas souvent possible), votre seul allié est le flash. Le flash de jour ça peut paraître bizarre mais c'est une technique éprouvée et qui donne vraiment des résultats flatteurs. Appelée FILL-IN, elle illumine l'image et son sujet alors que la correction du contre-jour en laboratoire photo donne des sujets "grisâtres". De plus, la plupart des appareils photo actuels peuvent être forcés à flasher et même certains gèrent l'éclairage du flash en fill-in afin d'équilibrer la lumière artificielle et naturelle. Il faut savoir aussi que lorsque vous regardez un sujet, quelque soit l'éclairage, votre cerveau analyse et compense les défauts (ombres et contre-jours) alors que l'appareil photo et la pellicule eux, se contentent d'enregistrer tel quel. Finalement quand devez-vous déclenchez votre flash ?? Voici une liste de cas typiques de prises de vue gâchées par les ombres:
. face et 3/4 face au soleil (contre-jour)
. sous un parasol, sous un arbre, dans un sous-bois
. dans une voiture
. entre 13h et 15h l'été (avec un fort soleil) les ombres sont dures, franches et très verticales (le regard devient noirci et inexistant)
- Atténuer les yeux rouges. Ce phénomène physique et biologique qui dérange beaucoup peut être atténué voire éliminé à certaines conditions:
. d'abord regarder si il y a sur l'appareil une fonction qui l'atténue
. si vous avez un réflex optez pour l'emploi d'un flash cobra (accessoire indispensable du portrait)
. avec un appareil compact, ne pas trop zoomer: pour du portrait au flash des focales de 50 à 85 mm suffisent
. éclairer la pièce le plus possible autour du sujet afin que les yeux du sujet soient habitués à de l'éclairage
- Prise de vue au coucher du soleil: 2 choix s'imposent à vous. Vous jouez l'ombre chinoise c'est à dire que l'avant plan sera noir: l'avantage est que pour des sujets avec une belle découpe, l'effet est saisissant et que pour les sujets inesthéthiques, ils sont facilement cachés; l'inconvénient ce sont les sujets intéressants ou que vous voulez voir absolument sur la photo (type portrait souvent) qui sont noirs et quasi "invisibles" sur le résultat. Pour cela, le flash est indispensable, même si vos yeux n'en ont pas besoin pour voir une personne devant un coucher de soleil. Vous éclairez l'avant plan (donc votre sujet) au flash et le soleil couchant quant-à lui s'inscrit tout seul sur la pellicule sans altération


3. Assurez-vous d'être prêt
Afin de prendre d'excellentes photos numériques, il faut se préparer avant d'actionner le déclencheur. Lisez votre mode d'emploi à fond pour bien connaître les caractéristiques de votre appareil. Voyez à ce que votre batterie soit bien chargée. Tout comme c'est le cas d'autres dispositifs électroniques (caméscopes, par exemple) les batteries d'appareils photo numériques peuvent tomber à plat sans crier gare. Si vous n'êtes pas sûr, ayez quelques batteries de rechange en poche.


4. Gérez votre mémoire
La plupart des appareils photo numériques vous permettent de mémoriser vos images à divers niveaux de définition et rapports de compression sur des cartes mémoire amovibles. Pour maximiser l'utilisation de votre mémoire, réglez votre appareil au niveau de définition et au rapport de compression convenant au résultat que vous recherchez. Si vous saisissez des images pour incorporation à une page Web ou à un e-mail, une définition moins fine et un fort rapport de compression suffiront. Si vous désirez en tirer des photos d'un grand format, il vous faudra régler la définition plus fine et un moindre rapport de compression.

5. Résumé des choses à ne pas faire
- Cadrer centré (trop banal, trop statique)
- Déclencher trop vite sans jeter un dernier coup d'oeil dans le viseur en oubliant le sujet principal (ça a pour but d'éviter d'inclure un "parasite" sur la photo souvent situé en arrière-plan ou sur un bord)
- Faire du portrait sans flash de manière générale
- Faire du portrait au grand-angle, ça déforme les visages
- Sous-exposer volontairement votre prise de vue pour gagner un diaph ou deux; les images seront soit grisâtres soit inexploitables (manque d'information sur le négatif)
- Croire que ce que l'on voit c'est ce que la capteur ou le film enregistre réellement.


 

 

 

 

© Hector Espinoza
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